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Ombres portées dans la peinture

| Libellés : | Posted On mercredi 23 juin 2010

Les ombres portées dans la peinture-2.bmp
Les ombres portées dans la peinture…Débusquer cette trace incertaine.
Les ombres portées dans la peinture sont d’une relative rareté. Car même si elles servent à donner l’illusion d’une chose, la représentation scrupuleuse de chaque ombre contribuerait à brouiller la limpidité de l’histoire dépeinte.                                                                                                                                                                                          De  nombreux artistes du XVIème siècle ne leur accordent que peu d’attention. En revanche, Caravage et ses nombreux émules, en favorisant des éclairages contrastés, jettent sur leurs figures des ombres d’un noir profond qui fragmentent les formes.                                                                                                                                                          Au-delà de ce débat purement plastique, on peut attirer l’attention sur quelques œuvres intrigantes ou seule apparait l’ombre d’un personnage situé  “hors champ”.

Luca Signorelli, Madonne avec enfant et saints, 1484, Italie
Luca Signorelli, Madonne avec enfant et saints, 1484, Italie

Nicolo dell’Abate, portrait de jeune homme, 1548-1552, Autriche
Nicolo dell’Abate, portrait de jeune homme, 1548-1552, Autriche

Pam Crook, Le jardin des oiseaux, 1985 collection privé
Pam Crook, Le jardin des oiseaux, 1985 collection privé

Les ombres portées dans la peinture-3.bmp
Ecole anglaise, portrait de Wiliam Style of langley, 1636 Angleterre

Nicolas Poussin, “Et in Arcadia ego”, 1637-1639, France
Nicolas Poussin,Et in Arcadia ego”, 1637-1639, France

Konrad Witz, Adoration des mages, 1444, Suisse
Konrad Witz, Adoration des mages, 1444, Suisse

Frans Hals, Femme à la grande chaine de vie, 1618-1620, Kassel
Frans Hals, Femme à la grande chaine de vie, 1618-1620, Kassel

Hubert & jan Van Eyck, Adoration de l’ange mystique, 1432, Gand
Hubert & jan Van Eyck, Adoration de l’ange mystique, 1432, Gand

Moretto da Brescia, Gentilhomme en pied, 1526, Londres
Moretto da Brescia, Gentilhomme en pied, 1526, Londres

caravage
 Le Caravage, La vocation de Saint-Mathieu, 1600

Les ombres “hors champ”.

Salvador Dali, “Vertige”, 1930, collection particulière
Salvador Dali, “Vertige”, 1930, collection particulière

Salvador Dali, “Moment de transition réaliser par l’atavisme psychopathologique et crépusculaire de tous les Angélus de Millet”, 1957-1959, Paris 
Salvador Dali, “Moment de transition réaliser par l’atavisme psychopathologique et crépusculaire de tous les Angélus de Millet”, 1957-1959, Paris

Jean-Léon Gérôme, Le Golgotha, 1867
Jean-Léon Gérôme, Le Golgotha, 1867

William Holman Hunt, L’ombre de la mort, 1870-1873
William Holman Hunt, L’ombre de la mort, 1870-1873



Un petit jeu : Saurez-vous retrouver les ombres dans le tableau suivant ?

Les ombres portées dans la peinture-11.bmp
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Dédales et labyrinthes dans la peinture

| Libellés : | Posted On mardi 15 juin 2010

Hortus palatinus, Jacques Fouquières, 1620

 

Dédales d’amour…

Au XVIème siècle naît un type de dédales qui évoque la difficulté et l’ambiguïté des rapports amoureux. La structure formelle de ces dédales dits dédales d’amour est organisée selon le schéma de cercles concentriques de buissons, au centre duquel se trouve un pavillon ou un arbre de mai qui fait référence à toute une série de célébrations et de rites liés au cycle de la renaissance de la nature et comme telle aux images de fécondités et donc dotés d’une forte allusion érotique. A coté de cette signification positive il en existe une autre négative qui fait référence au pécher et à la perte du paradis dans la mesure où l’arbre au centre du dédale est interprété comme l’arbre de vie.

 

Histoire de David et Bethsabée, école Flamande, XVIème siècle, Londres

Histoire de David et Bethsabée, Ecole Flamande, XVIème siècle, Londres

 

Paysage printanier, Lucas Van Valckenborch, 1587, Vienne

Paysage printanier, Lucas Van Valckenborch, 1587, Vienne

 

Histoire de David et Bethsabée, Henri Met de Bles, 1540

Histoire de David et Bethsabée, Henri Met de Bles, 1540

 

Parc avec château, Hans Bol, 1589

Parc avec château, Hans Bol, 1589

 

Déjeuner au jardin, table de voyage de Carlo Magi, XVIème siècle

Déjeuner au jardin, table de voyage de Carlo Magi, XVIème siècle

 

 

Un petit jeu : dédales ou labyrinthes ?

  A.

Maître des Cassoni Campana, Thésée et le Minotaure, entre 1510 et 1520

    Maître des Cassoni Campana, Thésée et le Minotaure, entre 1510 et 1520   

 

  B.

Versaille

Château de Versailles

 

C.

Portrait peint par Bartolomeo Veneto, 1510

Portrait peint par Bartolomeo Veneto, 1510

 

 

Les labyrinthes sont des tracés plats et circulaires conçus pour accéder à la paix de l’âme.

Les dédales sont des entrelacs semés d’obstacles destinés à défier et tromper le promeneur.

 

Solutions :  A. dédale, B. labyrinthe, C. labyrinthe

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Paysages anthropomorphes

| Libellés : | Posted On mardi 8 juin 2010

homfemme

Malices d’une image cachée…

Les paysages anthropomorphes seraient nés des images accidentelles que l’on peut reconnaitre parfois dans la forme d’un nuage, d’un rocher ou d’un arbre. En effet, la perception d’éléments naturels voire de la nature entière comme un corps est très répandue comme en témoigne la toponymie : c’est-à-dire les noms traditionnels donnés à des rochers, des montagnes ou des lacs.

Le paysage anthropomorphe est affaire d’imagination, d’interprétation, mais surtout d’ambigüité des formes.  Il y a des cultures et des périodes dans lesquelles le paysage anthropomorphe a été particulièrement représenté comme dans l’estampe japonaise, l’art africain, les miniatures indo-persane, les paysages fantastiques chinois et à partir de la Renaissance dans la peinture de toute l’Europe.

Le désir ou le besoin de dissimuler est un des motifs de l’emploi d’ambigüités visuelles, mais ce n’est pas le seul. Les artistes s’intéressent aussi aux expériences de perspectives, aux processus de création et à la volonté de lancer un défi aux spectateurs :

Saurez-vous voir ?

 

Francis Danby, Liensfiord, Norway: Calm  circa 1835

Francis Danby, Liensfiord, Norway: Calm  circa 1835

 

Matthäus Merian , paysage anthropomorphe, Aquarelle aux alentours de 1650

Matthäus Merian , paysage anthropomorphe, Aquarelle aux alentours de 1650

 

Joos de Momper, paysage anthropomorphe, début 17eme

Joos de Momper, paysage anthropomorphe, début 17eme

 

Matthäus Merian ,Paysage anthropomorphe, homme allongé, 1630-1650

Matthäus Merian ,Paysage anthropomorphe, homme allongé, 1630-1650

 

 Joos de Momper, paysage anthropomorphe, 1600-1635

 Joos de Momper, paysage anthropomorphe, 1600-1635

 

 Salvador Dali, tête paranoïaque,1935, collection particulière Salvador Dali, tête paranoïaque,1935, collection particulière

 

Salvador Dali, portrait d’Isabel styler-Tas, 1945, national galerie, Berlin Salvador Dali, portrait d’Isabel styler-Tas, 1945, national galerie, Berlin

 

Anonyme. Ecole des Pays-Bas méridionaux Portrait de femme 16°siècle

Anonyme. Ecole des Pays-Bas méridionaux Portrait de femme 16°siècle

 

Matthäus Merian , l'Ancien, Paysage anthropomorphe 17°siècle

Matthäus Merian , l'Ancien, Paysage anthropomorphe 17°siècle

 

Joos de Momper II, Allégorie de l'automne, 17°siècle

Joos de Momper II, Allégorie de l'automne, 17°siècle

  

Jan Linsen : Orphée : Orphée à l'entrée des Enfers - Hollande - Première moitié du XVIIème siècle - Musée du Louvre

Jan Linsen : Orphée : Orphée à l'entrée des Enfers - Hollande - Première moitié du XVIIème siècle - Musée du Louvre

 

Allegorie des Winters

Joos de Momper, paysage anthropomorphe, 1564-1635

 

Max Ernest, Le jardin de la France, 1962, musée national d’art moderne, Paris

Max Ernst, Le jardin de la France, 1962, musée national d’art moderne, Paris

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